3 questions aux gérants du fonds M Climate Solutions

3 questions aux gérants du fonds M Climate Solutions

 

Fin 2019, vous lanciez M Climate Solutions. Pourquoi miser sur cette thématique ?

Bassel Choughari : Chez Montpensier Finance, nous sommes convaincus que les investisseurs ont un rôle déterminant à jouer pour résoudre les enjeux du réchauffement planétaire. Les entreprises feront partie de la solution. C’est la raison pour laquelle nous avons lancé M Climate Solutions.

M Climate Solutions est un fonds thématique, actions internationales, labellisé Greenfin et Towards Sustainability. Il cible les leaders de la transition climatique, des entreprises bénéficiant de « trend » de croissance séculaire et de flux d’investissement supérieurs à la moyenne de marché.

Qu’est-ce qui distingue l’approche “climat” de Montpensier Finance ?

Clément Alberto : Tout d’abord, M Climate Solutions se distingue par son approche internationale. Nous sélectionnons les entreprises européennes, américaines et asiatiques qui apportent des solutions concrètes dans la lutte contre le réchauffement planétaire. Selon nous, cette approche internationale est nécessaire pour répondre à une problématique globale.

Par ailleurs, la définition de notre univers d’investissement et de ses sous-thématiques est précise. Face aux grandes menaces sur le climat, nous avons défini trois grands vecteurs de transition dans lesquels il est primordial d’investir :

  • Energie responsable : expansion des énergies renouvelables sous toutes leurs formes, techniques et produits visant à minimiser la consommation en énergie, techniques et produits qui permettent le stockage de l’énergie.
  • Préservation du capital terrestre : activités permettant une meilleure gestion de l’eau, techniques de valorisation énergétique des déchets, production à partir de matériaux renouvelables ou recyclés, agriculture biologique et respectueuse de l’environnement.
  • Transport efficient : développement des déplacements alternatifs et des transports en commun, produits et services qui aident à la réduction des émissions de gaz à effet de serre des transports, technologies de substitution et accès à l’information de façon efficiente.

Enfin, M Climate Solutions se distingue par la pureté de son approche. La part verte des entreprises, c’est-à-dire la part du chiffre d’affaires liée aux éco-activité, est selon nous un indicateur clé. Ainsi, afin de ne cibler que les leaders de la transition climatique, nous avons choisi de ne pas retenir les entreprises dont la part verte est inférieure à 10%. Ce choix de gestion a largement porté ses fruits en 2020 et, à la fin du mois de décembre, la part verte (moyenne pondérée) de M Climate Solutions était supérieure à 70%.

Pour conclure, rappelons que la qualité de cette approche est certifiée Greenfin et Towards Sustainability, deux labels parmi les plus exigeants au monde en matière de finance verte et durable.

 

+72% en 2020 et près de 10% depuis le début de l’année 2021… comment expliquer de telles performances ?

Nicolas Kieffer : La thématique a été soutenue par un phénomène de prise de conscience collective, au niveau des citoyens, des Etats et des entreprises. Ce phénomène a été exacerbé par la récente crise sanitaire.

  • Au niveau des citoyens, les individus ont continué de chercher à donner du sens à leurs modes de consommation. Il est donc tout naturel de les voir commencer à vouloir donner du sens à leur épargne également. Ainsi, en 2020, la catégorie ESG a connu une croissance significative de ses encours.
  • Au niveau des Etats, nous notons une importance grandissante du climat en tant qu’enjeu politique. La thématique bénéficie des différents plans de relance verte tel le green deal européen et plus récemment des annonces de la Chine et de son objectif de neutralité Carbone, en 2060. Bien entendu, l’élection de Joe Biden aux Etats Unis et son programme massif en faveur du climat soutient également largement la thématique.
  • Enfin, au niveau des entreprises, la prise en compte des enjeux climatiques devient un enjeu majeur pour répondre à une demande grandissante de l’ensemble de leurs parties prenantes, y compris les actionnaires.

Pour les années à venir, cette tendance sera soutenue par :

  • une part grandissante des capacités installées des renouvelables dans le mix énergétique mondial,
  • des transitions structurelles dans les domaines de l’énergie, de l’industrie et des infrastructures et
  • des flux d’investissement significatifs des secteurs publics et privés avec un fléchage de la relance publique vers la thématique de la transition climatique.