Climat : le monde d’après pour…

Climat : le monde d’après pour…

Au sortir de 2020, une première conclusion s’impose : la crise du coronavirus a agi comme un grand accélérateur de tendances. La crise sanitaire et financière a souligné l’importance de l’urgence climatique et a contribué à l’accélération de la prise de conscience collective.

●             Les Citoyens : les individus ont été marqués par le retour rapide de la nature pendant les confinements (eaux cristallines à Venise, retour
de certains animaux dans les villes, …). Ces évènements ont conforté la quête de sens des citoyens dans leurs habitudes de consommation, sans oublier leur épargne ! Ainsi, en 2020, on a pu constater une accélération significative des flux vers les placements financiers les plus ESG.

●             Les Etats : L’importance grandissante du climat en tant qu’enjeu géopolitique, s’accompagne d’une notion plus forte de souveraineté nationale. La thématique a bénéficié des différents plans de relance verte, à l’image du plan « EU Next Generation » de 750 Mds d’euros en Europe, et plus récemment des annonces de la Chine et de son nouvel objectif de neutralité Carbone, fixé en 2060. Bien entendu, l’élection de Joe Biden aux États-Unis et son programme massif en faveur du climat a également été un soutien important en cette fin d’année.

●             Les Entreprises : face au risque de réputation et à la mise en évidence de leurs externalités négatives, les entreprises doivent désormais intégrer leur stratégie RSE dans leur stratégie de création de valeur. Maitriser son impact sur le climat devient un enjeu majeur pour répondre à une demande grandissante de l’ensemble des parties prenantes, actionnaires compris.

 

Après 13 000 ans d’histoire de l’humanité … l’ère des énergies renouvelables et durables

Face à l’urgence climatique, deux visions semblent s’opposer : celle des « décroissants » et celle des progressistes. Nous considérons que prendre le parti de la déconsommation n’est pas une solution. Il s’agit d’une vision centrée sur les pays les plus développés, ayant profité sans modération d’énergies fossiles abondantes et peu chères, et qui reviendrait donc à priver la grande majorité des pays émergents d’un meilleur accès à l’urbanisation et bien d’autres formes de modernisation.

 

Nous prenons donc le parti de l’innovation. Saisissons-nous de cette crise pour construire le monde d’après ! Dans la tradition schumpétérienne, les crises entraînent des « tempêtes de       destruction créatrice » permettant à des innovations de relancer la croissance et l’emploi. Les plans de relance verte sont déjà là et nous savons que ceux-ci, ciblant des industries moins matures, pourraient créer 5 à 6 fois plus d’emplois qu’une relance conventionnelle.

Nous, investisseurs, avons un rôle déterminant à jouer pour résoudre le défi du XXIème siècle : la crise climatique.